Les difficultés

Elles sont nombreuses mais tout à fait normales. Aucune raison de vous décourager. On peut même affirmer que ces difficultés sont souhaitables car elles vont vous permettre d’aiguiser la prise de conscience.

C’est l’occasion de s’attarder un peu sur la complexité du phénomène de la conscience. Spécificité du genre humain, la conscience de soi ne cesse d’intriguer les scientifiques. Les neurobiologistes butent toujours sur sa localisation dans le cerveau. Une étude très récente (mai 2020) vient d’émettre l’hypothèse que le « Claustrum » (fine couche de matière grise située entre le cortex insulaire et le striatum (document n°3 à télécharger) aurait un rôle dans la prise de conscience en tant que coordinateur de l’ensemble de l’activité cérébrale.

Si vous êtes passionnés par ce domaine, nous avons prévu pour vous une vidéo optionnelle spécialement dédiée.
On avance également sur les données de la physique quantique relatives à la connexion neuronale.

Mais, restons dans l’objectif pratique de la formation : l’apprentissage de la maîtrise de votre intelligence émotionnelle.
Parcourons donc ensemble les principaux aspects de la première composante à savoir l’impérative nécessité de la prise de conscience émotionnelle.

Pour cela, il vous faut:

Apprendre à faire un « arrêt de jeu » :

les séquences de votre vie intérieure et les stimuli externes se succèdent à grande cadence. Résultat : on prend rarement le temps de lâcher prise et de revenir sur une émotion, qu’elle soit positive ou négative. Cela explique la rareté d’une réelle prise de conscience. A vous de devenir votre propre observateur, d’être aux aguets comme l’on dit.

Savoir verbaliser pour qualifier l’émotion :
comme le dit la chanson, il faut trouver les mots pour le dire. On s’aperçoit vite de la pauvreté de notre vocabulaire en cette matière. Nous mettons à votre disposition 2 outils (Document n°4) :
La roue de PLUTCHIK qui a l’avantage de vous lister les qualificatifs en fonction de l’intensité émotionnelle,
Le tableau élaboré par Elisabeth COUZON et Françoise DORN,
Ces deux documents contribueront à développer votre capacité de verbalisation. Faites-en plusieurs lectures approfondies.

Analyser l’émotion :
il s’agit, après l’avoir caractérisée, de rechercher les causes, d’observer les effets physiologiques et psychologiques. Cette concentration renforcera la capacité de prise de conscience notamment en cas de répétition des circonstances. C’est aussi une façon d’en faire baisser l’intensité et de poser les bases d’une meilleure pertinence comportementale.

Antonio DAMASIO a particulièrement bien étudié cet aspect dans sa publication « L’erreur de DESCARTES » (n°3 dans références).

Organiser la traçabilité :
prenez date en répertoriant par écrit le vécu spécifique d’une émotion. Si le déroulé des évènements (c’est souvent le cas) ne permet pas de prendre le temps nécessaire, donnez-vous un rendez-vous en fin de journée et, c’est important, faites un rapport écrit.