Maintenant, il faut “traiter”

Étant conscient des émotions fortes et de leurs caractères positif ou négatif, vous devez apprendre à exercer progressivement une influence sur celles-ci. Il ne s’agit pas de « casser » une émotion négative ou de donner brutalement une exclusivité à l’émotion positive.
Il faut agir dans la progressivité.

Les vertus de l’alternance.
Nous sommes ainsi faits : les stimulations reçues provoquent tantôt des émotions positives, tantôt des émotions négatives. Il s’agit d’un phénomène tout à fait naturel qui reste néanmoins à dompter progressivement.
En développant la capacité de réorienter les émotions négatives vous allez vous différencier des autres en gravissant les échelons de la sagesse.


Le refoulement (ou le déni) d’une émotion négative est fortement déconseillé
car le passage dans le subconscient n’empêchera pas les effets destructeurs sur votre santé et générera des réflexes comportementaux sur lesquels vous allez perdre tout contrôle. Lors de la petite enfance, c’est le cerveau émotionnel qui prend la priorité. A l’âge de raison (vers 7 ans si tout va bien), l’éducation aura donné des principes et des valeurs qui mettront l’amygdale sous contrôle du cortex préfrontal et de l’hippocampe : le premier injectera un raisonnement conduisant à des comportements plus « raisonnables », le second indiquera des valeurs et des croyances qui, elles aussi vont intervenir. Contrairement à ce que notre éducation nous a prescrit, le refoulement est une faiblesse, la réorientation, une force.

Petit constat scientifique :
on a mesuré chez les pratiquants réguliers de la méditation consciente (qui n’a rien d’un acte religieux) une création de neurones plus active dans l’hippocampe et, à l’inverse, une diminution physique de la taille de l’amygdale. Nous reviendrons ultérieurement sur cet aspect.

Je sens que vous commencez à vous impatienter car vous attendez le mode d’emploi. Et bien, il est temps de télécharger les exercices n°3 et n°4. Vous allez avoir du travail pour les 15 jours à venir car cela ne marchera pas du premier coup.

Apprendre à cultiver une émotion positive.
C’est le rôle de l’exercice n°3. Cela peut vous paraître abstrait. Alors prenons un exemple simple : vous ressentez une émotion agréable en écoutant une chanson et souhaitez à partir de cette satisfaction mettre votre mental en repos et vous détendre. Le fait de prendre conscience en analysant la situation avec la volonté de provoquer une détente mentale sera progressivement gravé dans votre mémoire grâce à l’intervention de l’hippocampe à condition de répéter consciemment l’opération. A force de répéter (comme le musicien avec CHOPIN), tout cela va passer dans votre inconscient et, par la suite, le simple fait d’écouter une chanson agréable va provoquer automatiquement un sentiment de détente.

Comment neutraliser une émotion négative.
C’est, malheureusement un peu plus compliqué.
L’exercice n°4 vous fournit le mode d’emploi.
Retenez d’abord le principe : il s’agit de placer en face d’une émotion négative une émotion positive et le mélange des deux (à condition de mettre en face une émotion positive puissante) va créer un sentiment positif.
Exemple : vous avez une douleur dentaire et vous avez peur d’aller chez le dentiste (émotion négative). Lorsque la peur surgit, vous visualisez la situation où votre dent ne vous fait plus souffrir avec le bien-être ressenti (émotion positive).
Non seulement, vous n’aurez plus peur d’aller chez le dentiste mais vous serez pressé de vous y rendre. Un autre
exemple? La peur de l’avion.
Lorsqu’elle survient, pensez au gain de temps en vous disant que c’est le moyen de transport le plus sûr après l’ascenseur avec la priorité sécuritaire dans la conception de l’engin et la formation des pilotes et que le vrai risque était de vous rendre à l’aéroport en voiture.

Je sais, pas si facile tout cela mais on ne peut pas réformer d’un coup de baguette magique son mental, sa conscience, son inconscience. Il faut du vécu (en visualisant s’il n’est pas possible de recréer matériellement les conditions) et de la répétition. Bref : du travail ! Mais dites-vous que vous vivrez tellement mieux après ! Celles ou ceux qui ont déjà pratiqué la « PNL » (Programmation Neuro Linguistique) auront forcément un avantage. Un excellent ouvrage de Steve BAVISTER et d’Amanda VICKERS, « La PNL, mode d’emploi » (Référence n°5) permet de connaître, de comprendre et d’acquérir le savoir-faire mais je vous déconseille de le lire immédiatement car vous avez suffisamment de travail pour le moment. Ceci dit, nous mettons à votre disposition une vidéo optionnelle sur la PNL et l’hypnose thérapeutique.